Une centrale hydroélectrique inaugurée à Lavaur (81)

Comment le Préfet du Tarn peut-il être aux petits fours savoureux, pavoisant devant la presse lors d’une inauguration vantant une énergie plus propre, écoutant les propos acides et pertinents du Maire envers son administration, ne pas y répondre, et signer tous documents le lendemain s’opposant aux moulins susceptibles de produire de l’électricité? Cette posture incohérente nous interpelle, mais pas la Préfet ? Il faut une mémoire sélective très courte à 24 h près pour signer un jour en faveur d’un dossier produisant une énergie propre décarbonée, puis signer dans la foulée la destruction d’un ouvrage susceptible d’en produire.
Nous ne pourrons pas nous en sortir sans clarifier les enjeux de la transition énergétique et les objectifs pour les atteindre, sans répondre à la question tabou de l’énergie hydroélectrique : c’est bon ou c’est mauvais pour la planète ? Et le charbon ? Et le nucléaire ? Quels sont les choix politiques ? Est-ce une fois « oui » et une fois « non » ?

Lors de l’inauguration de la centrale, le discours de Bernard CARAYON, Maire de Lavaur « s’est avéré être par moments  une rivière aigre douce à l’attention des services de l’Etat ».

La Maire a en effet consacré une partie substantielle de son discours à évoquer le coût exorbitant des mesures environnementales « qui ont coûté les yeux de la tête… un coût qui reflète les dérives d’une réglementation environnementale »… Tout comme ses propos sévères sur les résistances incongrues aux échelons subalternes de l’administration.
Une constante dans ce département!

Discussion
De Brest à Strasbourg et de Lille à Nice en passant par Biarritz, il est curieux que ces propos convergents ne produisent aucun effet à Paris.

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