Retour d'expériences sur l'évaluation de l'impact cumulé des retenues sur les milieux aquatiques (ICRA)

 

L’OCE souhaite, par symétrie, un Retour millénaire (*) d'expériences sur l'évaluation des bénéfices cumulés des retenues sur les milieux aquatiques et l’environnement (BCRMAE).
Le citoyen a droit à cette étude. Nous citons par défaut "le citoyen" puisque les principaux acteurs de l’eau, propriétaires ou gestionnaires, sont ignorés, non invités.
La restitution le 17 octobre 2022 semble confidentielle pour probablement un meilleur ajustement du jargonnage de l’entre-soi.

La besoin de crédibilité
Nous imaginons l’OFB en déficit d’experts (?), en déficit de capacité d’études scientifiques (?), avec des fonds publics à dépenser pour tenter de crédibiliser une doctrine, en tout cas en grand besoin urgent depuis 2010 de pseudo preuves pour étayer un dogme. Lancer un appel à projets pour exposer les supposés impacts négatifs des étangs et valoriser une étude extérieure est un bon plan médiatique.

L’histoire se répète
C’est la même méthodologie que celle des études scientifiques par centaines sur la cigarette ne provoquant pas de cancer, celles sur le roundup garantissant une parfaite innocuité au bout de trois semaines (études privées relayées par le CEMAGREF dont nous nous souvenons des propos et disposons des exposés de l’époque).

Quelle méthodologie ?
Mais que va produire un bureau d’études missionné par l’OFB payé par des fonds OFB ou Agence de l’eau ?
Le bureau d’études doit, par nécessité, être agréable à son mandant s’il veut pérenniser son chiffre d’affaires.
Et s’il a été retenu, c’est plus pour sa souplesse d’esprit et la capacité de ses ingénieurs à adapter l’étude aux conclusions prédéfinies, que sur ses compétences techniques la plupart du temps établies.

Quels diagnostics ?
C’est une constante : la conclusion pourrait être aussi peu robuste que les formules prédictives de la mortalité des anguilles due aux turbines.
Elle pourrait condamner unilatéralement les étangs.
Depuis 15 ans, comme ils sont en disgrâce administrative, cela ne sera n’aurait rien d’étonnant. On connaît déjà la litanie des reproches.
C’est curieux car ils jouissent d’une grande acceptation sociale
On ne connaîtra pas, faute d’étude, leurs multifonctionnalités et leurs valeurs environnementales (biodiversité, ZNIEFF et autres).

Quelle(s) réponse(s) sur la gestion quantitative de l’eau ?
En tout cas, depuis 2020, la doctrine, à défaut de prospectives sérieuses, reste muette sur la gestion quantitative de l’eau et la solution pour répondre aux enjeux.
Si il s'agit de satisfaire les besoins de tous les usagers, soit il faut stocker l’eau excédentaire gravitaire, soit il faut la pomper en consommant de l’électricité en mobilisant des fonds publics et en spoliant par anticipation nos enfants d’une ressource qui leur sera vitale.

 

(*) la DDT-OFB imposent des études centennales et millénales. Une modélisation des impacts positifs/négatifs exhaustifs des étangs et plan d’eau au même pas de temps nous semble absolument indispensable si on veut sortir un jour des simples allégations partisanes.

 

 

https://professionnels.ofb.fr/fr/node/556

Le site de l’OFB concerne les professionnels salariés de la biodiversité. Un concept exclusif : ni les propriétaires ni les gestionnaires maîtrisant le foncier sur probablement 80% du territoire national ne sont considérés.

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