Renouée du Japon. La continuité écologique a stimulé la grande fatuité de la renaturation de la nature à très grands frais. Résultat(s) ?

L’acharnement idéologique sur la renouée du japon semble avoir vécu ?
Après une forte tempête médiatique après 2010 sur cette plante, les
gestionnaires de l’eau semblent éluder complétement le sujet, comme s’ils admettaient que leurs diagnostics furent vains et surtout sans suite ?
Elle fut pourtant affublée de tous les maux de la terre jusqu’à la qualifier de "peste" et de "cancer végétal".
Beaucoup d’énergie et de temps perdu, des millions d’euros d’argent public dépensés en pure perte. Pour quel retour sur investissement ? Le bilan ne sera évidemment jamais dressé.

Regard n+15

Nous n’entendons plus les pseudo-spécialistes techniciens "gestion et protection
de la nature" sur le sujet de la renouée. Ils ont pourtant polarisé les médias,
obtenu le consentement à payer de leurs présidents de Collectivités territoriales,
assortis probablement de financements copieux des agences de l’eau ?
Et pour cause : ils ont tous perdu leur combat.
Leur acharnement dogmatique à
tenter d’éradiquer la renouée du Japon a fait un flop magistral.
L'objectif était-il irréaliste ?
Probablement puisqu'elle est partout, surtout dans les espaces mal gérés.

Elle a gagné, jusqu’à ce qu’elle ne disparaisse peut-être d’elle-même un jour ?
.

Pourquoi ?

C’est la présence de métaux lourds qui provoque la levée de dormance de la
renouée du Japon. Elle s’installe pour aggrader/nettoyer les sols pollués.
Mais elle a aussi un formidable potentiel d’expansion et ce sont nos propres
pratiques qui l’ont propulsée pour coloniser les espaces non pollués.
Et elle s’y plait.

Un cliché parmi d’autres : entre Mt DORE et LA BOURBOULE, il existe une pépinière
exclusive de renouée, latérale à la Dordogne en capacité de coloniser tout le bassin
versant. 

Des diagnostics techniques à géométrie variable

Il est cocasse d’observer que les directives techniques pour tenter de l'éradiquer changent d’un département
à l’autre, une expertise au doigt mouillé : dans l’un, la consigne consiste à passer l’épareuse (ce qui n’a aucun effet
sur son éradication, pire, cela l’incite à drageonner bien plus loin) dans l’autre, la renouée doit être contournée.
Bref, aucun "spécialiste" ne sait comment traiter le sujet. Au point même de suggérer de poser des bâches de produits pétroliers (qui alimenteront tôt ou tard la mer de plastique), de les envoyer en déchetterie etc..
.

Une plante aux multiples vertus

Elle est belle, n’égratigne pas comme la ronce.
Elle masque les paysages minéraux notamment des abords de routes disgracieux :
elle cache la misère visuelle.
Elle constitue un excellent fourrage.
Ces tiges aggradent le sol au fil des saisons.
Elle est mellifère. Elle offre un mets de choix entre le 15 août et le 15 septembre
aux abeilles quand elles n’ont plus grand-chose à butiner.
Elle est gratuite. C’est là probablement son seul défaut.

Des objectifs déraisonnables

Cet épisode de quinze années d’un combat inapproprié contre la renouée illustre la
déshérence d’une croyance écologiste aveugle, ses impacts sur les finances
publiques et l’absence totale de résultats.

Vous aurez compris en filigrane, sans qu’il soit besoin de le dire mais cela nous
semble nécessaire de s’en rapprocher, que nous avons dans le même registre de
la croyance sans résultats significatifs, le sujet de la destruction des moulins et des étangs.

Lire sur la renouée depuis 2012 :
https://cedepa.fr/renouee-du-japon/
https://cedepa.fr/renouee-du-japon-2/

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