Les moulins peuvent produire de la farine.

Le message inapproprié de "guerre" a été traduit : "pour ne pas crever de faim, stockons le maximum de denrées alimentaires". Comme si nous passions de 3 à 6 repas par jour. Depuis, les consommateurs se ruent sur les moulins. Pas pour les détruire comme l’administration le prône depuis 15 ans, mais pour acheter de la farine. C’est déjà d’ailleurs pour cette même raison qu’ils n’ont pas été détruits à la Révolution. Depuis, tout a été oublié.

Les témoignages de meuniers le confirment : ils tournent à plein régime. N’appelez pas Daniel Farges en ce moment pour le questionner sur l’ADMCE (Association de Défense des moulins et cours d’eau) qu’il préside, il est dans la farine : sa minoterie à côté de Tulle a du mal à répondre à la demande.

 

La journaliste de la Dépêche classe son article dans la rubrique "insolite" et Léa Salamé sur France Inter nous saoule 200 fois/jour avec ses questions à 0,20€ : « que va-t-il se passer après » ?

 

L’OCE rappelle à l’une qu’il existait des milliers de moulins en France. Il n’y a rien "d’insolite" à découvrir que la fonction première d’un moulin est d’écraser des céréales et nous répondons à l’autre sur « ce qu’il va se passer après » : la page sera tournée en 24 heures. Tout ce qui aura été suggéré en mars-avril 2020 sur les changements de paradigmes, les circuits-courts sera vite oublié. Il faudra de la croissance.
Et pour les moulins, les clients "occasionnels par défaut" iront à nouveau nourrir grassement la grande distribution.

Les ouvrages hydrauliques devront reprendre leur combat défensif pour ne pas être détruits par la seule volonté administrative et attendre la prochaine "guerre" pour répondre à un besoin alimentaire de base.

Le futur a de l’avenir, mais pour les moulins, tout reste à faire.

 

les articles de presse sont assez nombreux; en voici  un autre:

Lozère : les moulins facilitent la vente directe pour répondre à la demande en farine des particuliers

Pierre Maurin, au moulin de la Vernède, a du stock pour trois mois.

Publié le 15/04/2020 par le Midi Libre    Mende

Des dispositions sont prises par exemple par plusieurs moulins de Lozère. 

Alors que trouver un kilo de farine relève du défi dans beaucoup de grandes surfaces, "de la farine, on en a", clament les meuniers de Lozère. Aussi se sont-ils organisés pour répondre à la demande des particuliers.

Si la demande des professionnels est irrégulière mais néanmoins globalement maintenue, la grande tendance, c’est la demande qui émane des particuliers. "Les gens restent chez eux, ils font du pain, ils font des gâteaux pour occuper les enfants", résume Jean-Pierre Constans. Au début du confinement, le moulin de Colagne a arrêté de vendre sa farine bio aux particuliers, par mesure de précaution. Désormais, un système de drive avec précommande a été instauré. "Vu le nombre d’appels, on a cherché une solution. On ne voulait pas laisser les gens sans rien, on sait que c’est parfois compliqué de trouver de la farine dans les magasins."

Le moulin de la Vernède, à Mende, réfléchissait à se tourner davantage vers la clientèle des particuliers, en proposant de petits conditionnements. "On avait prévu de s’équiper pour du 1 kg, mais on n’a pas eu le temps ; par exemple on n’a pas les sachets", confie Pierre Maurin. Pris de court par la crise sanitaire, le moulin propose toutefois des sacs de 5 kg, "remplis manuellement parce qu’on n’a pas encore les machines". De la farine de Lozère que l’on peut venir chercher au moulin.

Quant au moulin de la Borie, ses ailes continuent de tourner sur le causse Méjean. Il propose, sur groupement de commandes, de livraisons à 50 km à la ronde.

A la minoterie des Chauvets, à Langogne, on peut également venir sur place acheter de la farine, ainsi qu'au moulin des Deux Rieu à Grandrieu.

Pour acheter de la farine en direct

Moulin de la Vernède, Mende : 04 66 65 17 80.
Moulin de Colagne, Bourgs-sur-Colagne : 04 66 32 70 03.
Moulin de la Borie, Hures-la-Parade : 06 28 19 19 34.
Minoterie des Chauvets, Langogne : 04 66 69 05 76.
Moulin des Deux Rieu, à Grandrieu : 06 84 40 96 53.

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