C’est l’illustration parfaite de l’arroseur arrosé !
En réalité, une ignominie car cette éruption cutanée inédite serait cocasse si elle n’avait pas été provoquée par les propres conséquences des approximations administratives depuis 2010 (menaces aléatoires de sanctions administratives, fiscales et pénales) et leurs conséquences (stress, divorces, AVC, suicides, perte de chiffre d’affaires, préjudices immobiliers…).
Des impacts très graves pour les usagers légaux de l’eau, mais toujours insignifiants aux yeux des agresseurs protégés par leur statut.
Assurément, il vaut 1000 fois mieux avoir à faire à la police de la route qu’à la police de l’eau. La police de la route applique le Code stricto sensu. C’est clair net, précis, argumenté.
L’autre police depuis Borloo, celle dite de l’environnement également armée (OFB), dicte sa doctrine interprétée/déformée du Code en « off » à l’autre police de l’environnement (DDT).
Or, la DDT ne se permettrait au grand jamais (faute de robustesse et d’avoir lu ledit Code), de contredire l’OFB.
C’est le flou administratif dogmatique complet au doigt mouillé, variable selon les départements.
Entre les victimes paisibles (propriétaires d’étangs, de moulins, de centrales hydroélectriques tous légalement autorisés) et les paysans qui luttent pour leur survie, il n’y a rien d’étonnant qu’il y ait des tensions légitimes ?
Et les moins impactés réprouvent une situation qu’ils ont eux mêmes initiée : une lecture répressive dans leur ADN, dépourvue de discernement, très déconnectée de la biodiversité… qui ne gagne encore rien dans ces modes opératoires faisant fi, cerise sur le gâteau, du Code des relations entre le public et l’administration.
Le syndicat de l’OFB justifie le port d’arme par la lutte (insuffisante à nos yeux pour les civelles) contre le braconnage. C’est une mission incontestablement dangereuse. Mais cela représente quel % du temps global passé sur le terrain ?
Le syndicat se méprend : nous avons une parfaite connaissance « de ce que font les agents de l’OFB ».
L’arme est-elle nécessaire face à un propriétaire paisible de 85 ans d’un plan d’eau ou d’un moulin ? Face à un présumé délinquant auditionné à mauvais escient pour avoir curé un fossé sortant pourtant du champ d’application du Code de l’environnement ?
La police de l’environnement en grève : »Il y a une totale méconnaissance de ce que font les agents de l’OFB », déplore le SNE-FSU
François Bayrou a heurté les agents de l’environnement en les accusant d' »humilier » les agriculteurs en venant armés lors des contrôles. « Nous ne sommes pas contre les agriculteurs qui nous nourrissent », lance la secrétaire générale du syndicat. Le contrôle des exploitations ne représente que « 4% » de l’activité de l’OFB, rappelle-t-elle.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié le 31/01/2025
« Nous ne sommes pas du tout soutenus » par l’État, déplore vendredi 31 janvier sur franceinfo Véronique Caraco-Giordano, secrétaire générale du syndicat national de l’environnement, alors que les agents de l’Office français de la biodiversité, la police de l’environnement, qui contrôle notamment les exploitations des agriculteurs, sont appelés à se mettre en grève vendredi.
Les agents de l’environnement qui, lors de son discours de politique générale, a qualifié de « faute » et « d’humiliation » le fait pour un agent de venir avec son arme dans une exploitation agricole. « Il y a une totale incompréhension et méconnaissance de ce que font les agents de l’OFB. C’est gravissime pour un Premier ministre d’accuser des agents publics de commettre des fautes sans savoir ce que sont réellement leurs missions et les métiers », réagit Véronique Caraco-Giordano.
Le braconnage et la chasse au cœur des missions
Les agents de l’OFB sont 1 700 à surveiller les infractions contre l’environnement sur le terrain : « Ils sont armés parce que ce sont des policiers de l’environnement, donc assermentés, commissionnés comme tous les policiers ». Et la situation est très tendue depuis des mois avec le monde agricole qui accuse l’OFB d’être trop sévère et pointilleuse. Les « 40 000 exploitations agricoles représentent 4% de nos contrôles », rappelle Véronique Caraco-Giordano. Le gros des missions de la police de l’environnement est le braconnage et la chasse.
« La majorité des personnes en face sont armées, donc il faut bien qu’on puisse se défendre. »