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La FFAM (*) déplore la destruction des petits ouvrages hydrauliques depuis 2010.

Il n’y a pire sourd que ceux qui ne veulent rien entendre ni surtout rien analyser.
Rappels :

1) Toutes les espèces piscicoles étaient encore très abondantes jusqu’en 1950,
nonobstant des moulins et étangs résultant d’une remarquable ingénierie multi-séculaire.  Au point que les riverains des axes migratoires étaient encore gavés de saumon et que le CSP avait classé l’anguille « espèce nuisible », il y a peu de temps à l’échelle des aménagements de la nature, réalisés de la main de l’homme.

2) Les moulins et les étangs seraient coupables de la dégradation de la qualité des masses d’eau. L’infox : plus c’est gros, mieux ça passe.
Fort de ce postulat politicien non environnemental, des milliards d’euros de fonds publics ont été dilapidés

sans que jamais :

  • les espèces piscicoles ne ressuscitent spontanément (elles déclinent même vers un risque d’extinction, ce qui est vraiment très préjudiciable).
  • la qualité des eaux ne s’améliore (on retrouve même tous les polluants dans l’eau du robinet et dans la chair du poisson devenu poison) .
  • il n’y ait d’analyse coût-bénéfice sur le 1er euro dépensé.

Et comme rien n’a marché selon cette doctrine aveugle (c’était prévisible tellement les diagnostics biaisés ne reposaient sur aucune étude scientifique préalable), selon le principe des Shadocks, il faut continuer de plus belle.

L’argent public étant gratuit, la France étant richissime, elle peut se permettre de financer sans aucun retour la destruction de son patrimoine.
C’est la triple peine :

  1. on dépense sans compter, sans aucun gain significatif,
  2. on détruit un patrimoine historique remarquable, jouissant d’une forte acceptation sociale, ayant assuré l’essor industriel de la France sans une once de reconnaissance,
  3. nos enfants devront payer la dette et résoudre le sujet vital de la gestion quantitative de l’eau, défi ignoré car tabou et sclérosé au premier quart du 21ème siècle.

Le futur aurait peut-être moins d’avenir que ce qu’on lui prêtait ?

(*) : FFAM et Hydrauxois; Hormis les syndicats d’étangs, nous n’avons pas identifié d’autre contradicteur à cette politique de l’eau ? 

La folle politique de destruction des moulins à eau

par Christian Levêque, chercheur émérite IRD et Pierre Meyneng, Président de la FFAM (Fédération de sauvegarde des moulins)

https://youtu.be/YbuSO6T3be0