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Pollution des eaux toujours très sous-estimée ?

Notre avis intuitif sur le « bon état 2015 » partait du postulat que l’ « on ne nous dit pas tout ».
En effet, en ne cherchant pas certaines molécules ni encore moins leurs interactions (effet cocktail), on ne risque pas de trouver.
Il s’agit pourtant bien de risques majeurs : d’abord les préjudices sur les peuplements piscicoles(*) et accessoirement sur la santé publique.

Anne SPITERI, scientifique lanceuse d’alerte a été placardisée il y a plus de 10 ans car tout ce qu’elle exposait ne corroborait pas la doctrine officielle.

Quelques années après, les mêmes doutes subsistent … sans réponse.
Une ONG évoque la nappe phréatique.
Mais silence radio sur la nappe captive copieusement ponctionnée. Comme elle se réalimente tous les 20 000ans, cette ressource encore abondante sera tarie avant d’être polluée. Donc tout va bien.
L’inquiétude ne concerne donc que les eaux de ruissellement polluées rejoignant des cours d’eau pollués ? Nous partageons le constat de Générations Futures, mais est-ce une découverte en 2024 (**) ?

Et les PFAS depuis 1970 ?
On ne nous dit pas tout sur l’impact des per et polyfluroalkyées, pollueurs éternels,
sur les espèces piscicoles premières impactées et accessoirement sur l’espèce
humaine.
Selon cette vidéo sur You tube : https://www.youtube.com/watch?v=IZ1clgMMLNM
il y en aurait beaucoup en Flandre. Mais curieusement aucune en Wallonie… faute
d’aucune analyse quand on ne cherche rien.
Et en cherchant, il semble qu’il y en ait autant qu’en Flandre !

Y en aurait-il en France ?
Et s’il s’en trouve, il conviendrait impérativement d’établir une cartographie
nationale a minima analogue à celle des multiples zonages de types
environnementaux (Natura 2000, PNR, ZNIEFF, ZICO…) aux fins de protéger
prioritairement l’espèce humaine et de la renseigner sur les zones indemnes de
pollution(s).

Gageons que les échéances du concept de « bon état » seront reportées ad vitam aeternam.

(*) impacts à peu près passés sous silence puisque seuls les moulins et les étangs depuis 2010 ont été désignés
responsables de la mauvaise qualité des masses d’eau !

(**) https://continuite-ecologique.fr/2021/07/12/methamphetamine-dans-les-cours-deau/

https://www.lefigaro.fr/sciences/pesticides-la-pollution-des-eaux-tres-sous-estimee-selon-generations-futures-20241015

Information : https://www.youtube.com/watch?v=IZ1clgMMLNM

 

 

Pesticides : la pollution des eaux «très sous-estimée», selon Générations Futures

Par Le Figaro avec AFP le 15/10/2024

L’ONG affirme avoir identifié 56 métabolites de pesticides n’ayant fait l’objet d’aucun suivi alors qu’ils risquent de contaminer les eaux souterraines.

La pollution des eaux en France est «très sous-estimée» car des dizaines de métabolites de pesticides, molécules issues de leur dégradation et potentiellement toxiques, ne font l’objet d’aucune surveillance, dénonce un rapport publié mardi par l’ONG Générations Futures. « De nombreux métabolites de pesticides officiellement à risque de dépasser la norme pour l’eau potable n’ont fait l’objet d’aucun suivi dans les eaux souterraines ou l’eau potable ces dernières années», alerte l’association de défense de l’environnement.
L’ONG affirme avoir identifié 56 métabolites de pesticides n’ayant fait l’objet d’aucun suivi alors qu’ils risquent de contaminer les eaux souterraines à des concentrations supérieures à 0,1 ?g/l, soit la limite réglementaire, selon leur analyse de travaux de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Les métabolites sont des molécules issues de la dégradation de substances chimiques, telles que les pesticides, qui peuvent se retrouver ensuite dans les sols, les eaux de surface et les eaux souterraines, avant de contaminer les zones de captage d’eau potable.

Un déficit d’études sur la toxicité de ces molécules

«Les autorités françaises ne peuvent pas ignorer les risques de contamination des eaux souterraines par le TFA», alerte l’ONG, arguant de la proposition d’une agence sanitaire allemande de classer le TFA comme toxique pour la reproduction. «Les conséquences d’une exposition chronique aux métabolites de pesticides présents dans l’eau potable sont largement inconnues», rappelle Générations Futures, qui dénonce régulièrement un déficit d’études sur la toxicité de ces molécules. Même si les informations manquent pour déterminer avec certitude les niveaux de concentrations sans risque, les associations anti pesticides rappellent que les molécules se cumulent dans l’eau et peuvent avoir un «effet cocktail».
En conclusion, «Générations Futures demande la mise en place rapide d’un plan d’action pour améliorer la surveillance des métabolites et relancer une politique ambitieuse de diminution de l’usage des pesticides en France», prévue par le plan Ecophyto du gouvernement, très décrié par les écologistes. Fin 2023, une commission d’enquête avertissait qu’en France, «sur au moins un tiers du territoire national, les pesticides et leurs métabolites constituent une menace majeure pour la ressource en eau potable».