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Remède pour atténuer les inondations/sécheresses ? La création de barrages.

https://continuite-ecologique.fr/wp-content/uploads/2024/12/word-image-15779-3-300x169.png L’OCE n’a rien inventé en prônant ce remède millénaire répondant aux enjeux de l’eau.
Il ne semble pas y avoir 36 000 solutions pour y satisfaire.
Il y en a deux : la mauvaise et la bonne.

 

 

  • la mauvaise :

Elle milite pour détruire tous les petits ouvrages hydrauliques multiséculaires au grand mépris de ce qu’ils avaient produits depuis des siècles (pisciculture d’eau douce, autosuffisance alimentaire) puis essor industriel de la France au 19ème, puis aménités sociales au 20ème.
Ce sont des milliards d’euros et de mètres cubes d’eau douce 100% dilapidés.
En effet, une doctrine écologiste a prétendu au 21ème siècle (dans sa grande fatuité dogmatique), faire le bien de la nature en détruisant des aménagements humains pour fiancer d’autres aménagements humains (que la nature pouvait initier elle seule, bien mieux que par les techniciens).
Cette solution fatale destructrice (pourtant financée par des fonds publics) illustre un modèle perdant/perdant.

  • la bonne :

Elle consiste à retenir l’eau excédentaire lors de fortes précipitations pour la rendre disponible quand elle devient déficitaire (absence prolongée de précipitations).
Un processus gratuit, incontestablement gagnant/gagnant.

 

DISCUSSION

  1. Petit bémol cependant sur la technique de finition: elle nous contrarie dans le sens où le concepteur n’a pas pu s’empêcher, pour crédibiliser son projet (pour faire sérieux au visa des décideurs => il faut que cela soit très onéreux) de pousser les curseurs dans la surenchère conceptuelle (chiffre d’affaires oblige).
    Il s’agit d’un déficit manifeste de bon sens de la part des signataires de l’étude et du devis.
    En effet, on n’imagine pas un tel projet dépourvu d’outils logiciels pour estimer la cubature du barrage.
    Dès lors, ce «barrage poids» se suffit à lui-même.
    Ceux construits avant l’invention des géotextiles (produits pétroliers non durables) sont encore en fonction.
    C’est dommage car à 29,50€/m3 stocké, l’investissement peut être dissuasif alors que cette réalisation mériterait d’être incitative/duplicable en cherchant à réduire drastiquement les dépenses inutiles.
  2. Accessoirement pour le retour sur investissement, aucune prospective sur la valorisation du plan d’eau par un aménagement photovoltaïque?

CONCLUSION

Ces travaux pertinents, répondant aux enjeux de la gestion quantitative de l’eau, méritent d’être dupliqués depuis toutes les têtes de bassin versant selon l’ordre de Strahler.

 

Nous reproduisons ci-dessous un reportage de FR3, alors qu’il n’y a rien du tout « d’impressionnant » et encore moins de « titanesque ».

Voir l’article original sur le site de France Info


Les images impressionnantes de ce futur barrage dans le Var destiné à éviter les inondations

Écrit par Maxime Meuneveaux

Publié le 13/12/2024

C’est un chantier titanesque, qui se poursuit à l’abri des regards. La construction du barrage de l’Aspé, à Saint-Raphaël dans le Var entame sa phase finale. Avec en ce moment une étape cruciale : la pose d’une géomembrane qui doit assurer l’étanchéité de l’ouvrage.

Au pied du massif de l’Esterel, le barrage de l’Aspé prend forme peu à peu. Et depuis quelques jours, un drôle de ballet a commencé. Mètre après mètre, des ouvriers, ultra-spécialisés et venus du monde entier, installent d’immenses géomembranes sur le remblais de l’ouvrage.

La géomembrane est déroulée le long des parois du barrage. C’est elle qui assurera l’étanchéité parfaite de l’ouvrage. • © Maxime Meuneveaux / FTV

Étanchéité parfaite

Certains encordés, effectuent la jonction entre les bandes à l’aide d’une machine spéciale. Objectif : assurer une étanchéité parfaite de l’ouvrage.

Encordé, ce technicien effectue la soudure entre les bandes de géomembrane, à l’aide de cette drôle de machine. • © A. Dequidt / FTV

En gros, c’est éviter que de l’eau ne s’infiltre dans le remblais du barrage pour le faire sauter comme un bouchon. Donc cette phase est hyper importante pour la pérennité de l’ouvrage !

Jérôme Rainaldi, Technicien en charge du chantier à Esterel Côte d’Azur Agglomération

Le remblais du barrage, haut de plus de 15 mètres, est petit à petit recouvert de sa géomembrane. Il sera ensuite recouverte de terre. • © A. Dequidt / FTV

Dimensions XXL

198 mètres de long, 70 mètres de large et 15 mètres de haut… Le barrage de l’Aspe est un ouvrage de très grande dimension. Édifié près du boulevard Jacques Baudino à Saint-Raphaël, il s’étend au cœur du vallon des Crottes, près du quartier résidentiel et très prisé de Valescure.

Commencé il y a un an et demi, en juin 2023, le chantier avance bien. En contrebas de l’immense paroi de 15 mètres de haut, les ouvriers finalisent le dimensionnement du pertuis. Une ouverture en béton armée, située sous le barrage, qui permettra de réguler le débit de l’eau en cas de crue.

Le pertuis, c’est cette ouverture en béton armée, qui permettra de réguler le débit de l’eau en cas de crue. Il doit encore être redimmensionné. • © M. Meuneveaux /FTV

Ensuite, on posera une grille en métal qui évitera que des branches ou des arbres ne se bloquent. Puis on installera l’instrumentation, avec des capteurs de niveau d’eau et de mesures topométriques, qui permettront de surveiller comment l’ouvrage se comporte en temps de crue, mais aussi en vieillissant.

Fabrice Fiquet-Albin Chef du projet GEMAPI Esterel Côte d’Azur Agglomération

186 000 mètres cubes

Le barrage devrait être opérationnel fin janvier. S’ensuivront 2 mois d’aménagement paysager et de végétalisation du lieu, pour lui permettre de s’intégrer au maximum dans le paysage de l’Estérel.

À terme, il pourra alors accueillir jusqu’à 186 000 mètres cubes d’eau. L’équivalent de 74 piscines olympiques !

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/frejus-et-saint-raphael/les-images-impressionnantes-de-ce-futur-barrage-dans-le-var-destine-a-eviter-les-inondations-3075316.html

Cela doit notamment permettre d’endiguer de possibles crues, qui avaient notamment durement touché l’agglomération de Fréjus-Saint-Raphaël ces dernières années.

Près de 5,5 millions d’euros

Même s’il se poursuit à un rythme soutenu, le chantier a été victime des intempéries du printemps puis de l’automne. Des fortes pluies et des épisodes méditerranéens, qui ont fait prendre environ un mois de retard au planning.

Un léger retard, somme toute assez modeste eu égard à la complexité de l’ouvrage.

Le budget, lui, est également important, et a été légèrement revu à la hausse en raison de l’inflation : il sera de 5,482 millions d’euros (hors taxe). Un coût pris en charge par l’Agglomération Esterel Côte d’Azur, et par l’État, dans le cadre du plan de lutte contre les inondations.