La continuité sédimentaire passe-t-elle par l’arasement systématique des seuils ? Une analyse critique de Jean-Paul Bravard

Il y a plusieurs lectures de la continuité écologique. Celle de l'AFB (Agence française de la biodiversité) pas encore préparée à étudier la biodiversité, celle de l'OCE fondée sur l'observation et les témoignages de terrain et celle des scientifiques qui se penchent depuis peu sur les paysages des vallées, la sociologie, le patrimoine, l'intérêt des étangs...

Le parent pauvre reste l'étude de la biodiversité et des écosystèmes associés aux ouvrages hydrauliques, moulins, étangs. Elle est survolée par la grande majorité des bureaux d'études en quatre lignes. Ils exposent que la biodiversité est "pauvre" ou "banale" au droit d'un l'ouvrage à détruire.

La morphologie et le transport sédimentaire sont étudiés depuis plus longtemps par les scientifiques.

En l'espèce, la notoriété de Jean-Paul BRAVARD est reconnue: géographe, professeur émérite à l'Université de Lyon, membre honoraire de l'Institut universitaire de France, il a été responsable de la Zone Atelier Bassin du Rhône et a publié de nombreux ouvrages scientifiques sur la morphodynamie fluviale et l'écomorphologie de cours d'eau en France et de différents pays du globe.

Son éclairage devrait susciter les réflexions...mais nous regrettons qu'il n'y ait pas eu recours à la science à la place des certitudes manichéennes sur la mode de renaturer la nature dans la précipitation depuis 10 ans. Les scientifiques auraient dû être consultés au préalable.

L'analyse critique de Jean-Paul Bravard disponible ici

 

 

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