Dépenser pour des espèces rares en rivière se fait au détriment des espèces communes (Neeson et al 2018)

La conservation de la biodiversité a un coût. Mais toutes les dépenses n'ont pas les mêmes effets. A mesure que l'écologie a enfin intégré la politique publique, celle ci doit démontrer qu'elle assure les meilleurs choix coût-bénéfice: bénéfice écologique et bénéfice social. Dans un article portant sur la gestion de … Lire la suite...

Sortir de l'indifférence et de l'ignorance sur les écosystèmes aquatiques artificiels (Clifford et Hefferman 2018)

Dans un vaste passage en revue de la littérature scientifique, deux chercheurs de l'université Duke appellent à une prise en compte des écosystèmes aquatiques d'origine artificielle dans la gestion écologique de l'eau et des milieux aquatiques. Ils soulignent que ces écosystèmes sont déjà incontournables, et parfois majoritaires dans le "paysage … Lire la suite...

De l’intérêt des grilles fines…très très fines.

Sans études scientifiques, il n’y a pas débat sur le prétendu avantage piscicole des grilles dites «fines» : c'est un postulat récent de l’AFB. Point ! Nous y reviendrons pourtant ultérieurement car cette exigence administrative qui s'est répandue comme une traînée de poudre repose plus sur la croyance que sur la science. … Lire la suite...

Combler les lacunes des connaissances dans la restauration de rivière (Zingraff-Hamed 2018)

Dans une thèse doctorale ayant donné lieu à 5 publications scientifiques revues par les pairs,  Aude Zingraff-Hamed étudie la restauration de rivière, en particulier ses dimensions sociales, le suivi de ses résultats écologiques et ses particularités en milieu urbain. Dans l'introduction de cette thèse, la doctorante revient sur les lacunes … Lire la suite...

Barrages: de questions sans réponse à la science

L'intuition que nous exprimons, à défaut de science, n'est pas probante. Elle peut au mieux, éveiller un début de réflexion. Une étude expose l'effet positif des barrages sur l'abondance et la diversité des poissons depuis 1980 (Kuczynski et al 2018). Analysant plus de 300 relevés de poissons dans des rivières françaises … Lire la suite...

La continuité sédimentaire passe-t-elle par l’arasement systématique des seuils ? Une analyse critique de Jean-Paul Bravard

Il y a plusieurs lectures de la continuité écologique. Celle de l'AFB (Agence française de la biodiversité) pas encore préparée à étudier la biodiversité, celle de l'OCE fondée sur l'observation et les témoignages de terrain et celle des scientifiques qui se penchent depuis peu sur les paysages des vallées, la … Lire la suite...

Des rivières naturelles aux rivières anthropisées en Europe: poids de l'histoire et choix des possibles pour l'avenir (Brown et al 2018)

Dix chercheurs viennent de publier une synthèse sur l'évolution des rivières européennes de plaine depuis six millénaires. Ils soulignent l'ancienneté de leur modification structurale et fonctionnelle par l'homme. Les styles fluviaux actuels n'ont rien à voir avec ceux de jadis. Certaines hypothèses de "renaturation" comme la reproduction de méandres ne … Lire la suite...

La question écrite est pertinente…

…mais la réponse, comme les autres, pourrait rappeler les poncifs sur la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau (art L.211-1 CE), la nécessaire circulation des espèces piscicoles, le transit sédimentaire (art L.214-17 CE) etc… bref, une possible réponse copiée/collée du code de l’environnement, prouvant que le rédacteur … Lire la suite...

Restauration de la nature et état de référence: qui décide au juste des objectifs, et comment? (Dufour 2018)

Dans un passionnant mémoire d’habilitation à diriger des recherches, le géographe Simon Dufour (Université Rennes 2, UMR LETG) rappelle les problèmes qui surgissent lorsque l'on prétend définir un "état de référence" d'une rivière (ou de tout milieu naturel) en vue d'engager une action de restauration écologique. On invoque "la nature" … Lire la suite...

La DCE: les raisons d'un échec programmé

La directive-cadre européenne sur l'eau, visant 100% des masses d'eau en bon état chimique et écologique dès 2015, fut un échec majeur au regard de ses objectifs, tant en France que dans les autres Etats-membres. Cette directive devant connaître une révision substantielle à partir de 2019, il importe de faire … Lire la suite...